Publicité

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Mercredi 29 juillet 2009
C'est mardi, et comme tous les mardis (et les samedi, voire aussi les vendredis), nous sommes allés au pub avec les deux hippies, mon tuteur et Hiroto le japonais. Dès l'heure de l'ouverture, 17h15, nous sommes à notre poste.
 
Ce soir je devais aller faire des courses mais au moment où je finissais ma première pinte (pinte de courtoisie) et déclarais qu'il était l'heure de faire les courses, le hippie m'apportait un demi (de politesse). Ceci me donna le temps de perdre une trentaine de partie de babyfoot. Dépitée nous retourname au bar où mon tuteur s'empressa de commander mon deuxième demi (de bien séance). Bon, faut pas vexer mes hotes, et autour de cacahuètes et chips, la deuxieme pinte descend toute seule.

19h45 : Bon c'est l'heure de rentrer voir mon lapin. Oooohhh non Barbara, tu ne vas pas nous quitter comme ça ! Et mon tuteur de m'apporter une nouvelle pinte. Je ne me sens pas d'attaque pour celle là. Je n'y toucherai pas me dis-je.

22h00 : heure de fermeture du pub de l'Université, ma troisième pinte est descendue. Allez on y va ! déclare Sabina. ON est 5 pour 3 vélos, qu'à cela ne tienne, je monte derrière Sabina et Alex derrière Miha. C'est parti, on fait bien sûr la course. Sabina est hystérique sous mes gloussements extatiques. On ne prend pas la direction de la maison mais celle du Country Girl : un autre pub. On achète des fish and chips en passant histoire de ne pas diner uniquement liquide. Les frites dégoulinent d'huile, c'est le minimum dans notre état. Sabina jure qu'elle ne fumera plus jamais, faudrait boire plus souvent.

23h30 : NOus voila au Country Girl, une quatrième pinte. Je trinque et trempe vaguement mes lèvres par politesse mais ma pinte ne descendra pas plus bas. Les autres ne valent pas plus que moi. Mon tuteur parle sans s'arreter, comme pour ratrapper la semaine où il ne parle jamais. Nous sommes dehors sous les lampes chauffantes. L'interrupteur nous intrigue : mais comment ça marche ??? Alex le tuteur sort ses clés en entreprend de démonter l'interrupteur. Une fois ouvert, on ne voit rien de plus que ce qu'on avait suposé.

00h00 : retour à la maison, une pinte d'eau du robinet et dodo. Les hippies sont dans un sale état. Demain va être dur pour eux.

Vive mon dernier mardi soir.
Par Barbibeee - Publié dans : Journal d'une civilisée chez les anglo-saxons
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 22 juillet 2009
Aujourd'hui j'avais prévu de rentrer tôt pour mettre mon blog a jour avec le récit du weekend. Sabina en a décidé autrement : pub time. Nous sommes donc sorti à 17h du boulot, direction la Staff House (pub de l'Université) puis le Country Girl, un autre pub plus proche de chez nous. Nous sommes rentrés à 23h30 et nous n'avons pas mangé. Je suis complétement saoule. Bien sûr demain ce sera expériences dès 9h30 mais je ne pense pas pouvoir me lever pour 9h30.

A ma décharge, la journée a été froide, pluvieuse, venteuse et sombre ; si bien que je n'ai vu aucune différence entre 10h, midi, 15h et 23h.  Vive l'angleterre, où on peut noyer sa déprime dans 3 pintes de cidre à 5,5° soit 1,3L pour les pied tendres.

La soirée a été composé de hauts :
De moins hauts :
De bas :
puis de hauts :
Et de bas :
Maintenant il est l'heure d'aller dormir ! bonne nuit !
Par Barbibeee - Publié dans : Journal d'une civilisée chez les anglo-saxons
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 21 juillet 2009
Plus que deux semaines en perfide Albion, j'en profite pour depenser les sous que je n'aurais pas( stage non paye) pour visiter le pays. J'ai achete jeudi un aller-retour pour Southampton, dans le south de l'UK.

Samedi 18 juillet :

Lever a 6h00, dur dur. Un coup d'oeil par la fenetre, il fait grand beau, normal : le hippie avait predit une tempete. Je saute dans mes nouvelles chaussures de marche et c'est parti pour l'aventure.
8h04 : le train demarre de Birmingham New Street, j'ai prevu de m'endormir et finir ma nuit dans le train, ou j'ai d'ailleurs choisi une place "Quiet". Quiet ca veut dire que les passagers ne sont pas cense faire de bruit mais ca n'engage en rien le personnel. Le conducteur nous gueule regulierement des trucs evidents dans les oreilles, les serveuses passe en secouant leur chariot, etc. J'en ai pour 2h30 de voyage.

Petit frayeur a l'arrive en gare de Reading ( mon train n'est pas direct ) : le train change de sens. Je verifie mes billets de train, il est bien cense aller a Southampton. Pourquoi avons nous fait demi-tour ? Je demande a une hotesse qui me rassure avec un de ces sourires qui cache la condescendance habituelle des anglais.

Lorsque le train s'arrete a Basingstoke, Seb monte dans le train et nous finissons le voyage a nous raconter nos aventures des mois precedents. Au passage, le deuxieme mineur cense nous accompagne a pretendu etre cloue au lit avec une forte fievre. Vu l'heure du train, j'imagine qu'il est effetivement au lit mais la fievre est moins sure.

Enfin, a 10h40, nous arrivons a Southampton. Comme dans toutes les villes d'Angleterre, la premiere chose sur laquelle nous tombons est le centre commercial. Un peu plus bas commence la vraie ville. C'est une ville medievale, presque entierment entouree de remparts, dans un etat impressionant pour leur age. Au mileu de la ville se tenait un chateau qui n'existe plus. On peut toujours voir une des portes des rempart. Southampton est aussi un immense port, avec des docks a perte de vue.

De l'autre cote de la porte, nous tombons sur une sorte de spectacle indou, accompagne par des tambours. Deux personnages mythologiques miment un combat. L'un d'eux doit etre Shiva, Dieu masculin mais Seb est persuade que c'est une femme.   Faut dire que le maquillage est trompeur.
Nous continuons notre descente de la ville a la recherche de l'office de tourisme. Pendant ce temps Seb me tient informe d'un quantite inimaginable de potins, meme ceux que j'aurais prefere ne pas savoir.
Nous trouvons enfin l'OT et nous trouvons un plan. L'idee est de visiter un peu la ville puis d'aller au zoo de Southampton. Je n'ai pas ete au zoo depuis une dizaine d'anne, ca promet d'etre amusant. J'aurais aussi aime voir les fameuses falaises blanche mais un rapide coup d'oeil au plan me dit d'oublier les falaises. Elles ne sont pas dans le coin.

Nous nous baladons dans la ville avec l'objectif d'arriver jusqu'a l'estuaire mais en choisissant notre chemin au gres des batiments et des rues qui nous semblent interessants. C'est impressinant de voir la difference entre les maisons anciennes de l'interieur de la ville et les batiments modernes des qu'on depasse les remparts.

Finalement la French Street nous mene a l'estuaire, ou nous decouvrons le musee de la marine. Nous payons royalement 1£ pour le visiter. La moitie du musee est consacre au Titanic dont Southampton etait le port d'attache (enfin, pas pour tres longtemps). Les passagers de la 2nde classe ont paye la traversee 16£ et 7 shilling, ce qui ferait aujourd'hui 1600£. Comme dans le film, on apprend que si 100% des enfants des 1ere et 2nde classes ont ete sauve, seul 30% de ceux de la 3eme classe ont survecu. Comme quoi, vaut mieux etre riche et sur la terre ferme que pauvre et sur le Titanic.
Au moment du naufrage, l'eau etait a 26 degres Fahrenheit, ca nous fait une belle jambe (maintenant je sais que ca fait moins de 0 celcius).

En ressortant du musée, nous nous trouvons enfin sur les docks. Nous nous offrons une pause bien méritée et Seb m'a réservé une merveilleuse surprise : un saucisson. NOus nous découpons respecteusement de fine tranche de la précieuse charcuterie. Que c'est bon un petit bout de France, soudainement je veux rentrer.

Bref, j'ai la flemme de continuer mon récit en détail. Donc après l'apéro nous prenons le chemin du sacro-csaint MacDonald. A 3,5£ le menu, il n'y a pas de quoi se priver. Le McDo est aussi un excellent indicateur des progrès linguistiques : si vous comprenez ce que vous demande la serveuse, vous etre bilingue. Bon j'avoue que je triche car j'ai renoncé à montrer ma carte étudiante qui suscitait auparavent une réaction étrange de la caissière, suivit de moultes questions incompréhensible. Je me cantonne au déchiffrement du "fizzy or still" (avec bulle ou non, le fanta (ils ont du fanta sans bulle)) et le fatidique "anything else" (prononcez ansinlse).

Après le McDo, l'idée est d'aller au zoo de Southampton qui n'est pas à Southampton et c'est là que notre Odyssée commence. La brochure du zoo nous indique succintement que les pietons peuvent trouver des navettes a la gare de Southampton airport et Eastleigh. Nous achetons donc les billets pour Southampton Airport pour 3£ (un arret).

A la gare de Southampton Airport, rien n'indique l'existance du fameux bus. Dans notre meilleur anglais, j'interroge le guichetier. Il a bien entendu parlé d'une navette mais il n'en connait pas les horaires. Il y a un arret de bus de chaque coté de la route mais il ne sait pas lequel est dans la bonne direction. NOus allons vers les arrêts de bus mais aucune indication, pas meme une pub ou un autocollant. Nous nous résignons à aller a Eastleigh (station suivante) mais comme nous n'avons pas envie de payer encore 3£, nous demandons la direction a un taxi et nous partons à pied. C'est à 2 miles, il n'y a qu'à suivre la nationale. Rapide calcul de tête : 2 miles = 3.218688 km. Bah on va être frais pour le zoo.

3.218688 km plus tard et presque renversé par un encul* de conducteur anglais, nous voila à la gare de bus de Eastleigh. Il y a des bus bleus et des bus pourpres. Encore une fois, rien n'est indiqué. Une borne automatique nous annonce que la dernière navette pour le zoo partait à 10h40. "Impossible" je raisonne, "comment feraient les familles qui ne veulent visiter le zoo que l'après-midi?" . La borne doit se tromper. Demandons au bus pourpre.

Seb déclare qu'on aura plus de chance si c'est moi qui demande au chauffeur. "The zoo? eeeeeuuuuh... c'est les bus beiges". Gnié, il y a quinze bus bleus ou pourpres mais pas de beige. Bon, attendons.

15h00 : un bus beige !!!! Nous courrons vers lui pour monter les premiers, passant françaisement devant toute la fine d'attente bien rangée des rosbeef. " Ello, dou you go tou ze zou ?" "Ah non, c'est les bus bleus" ... -_-'  . Les quinze bus bleux ont disparus. Gros moment de solitude pour nous deux. Bon, on va au cinéma ?

Au milieu de rien, il n'y a pas beaucoup de choix. On opte pour Public Ennemies... wouaaah il est trop beau Johny Depp ! J'aime les bruns aux yeux marrons comme chacun sait. 6,5£ par personne, pour des étudiant, c'est pas donné, surtout pour le trou du c** du monde.

En sortant, on constate qu'on a échappé à un énorme orage. Des torrents dévalent les rues et le ciel est maintenant clair. Bon, qu'est ce qu'on fait ? On rentre sur Basingstoke? De toute façon on ne va pas retourner a Southampton. C'est parti, on achete à prix d'or des billets, Eastleigh - Basingstoke. Le train passe aussi par Winchester, où Seb est déjà allé et en dit le plus grand bien. On descend à Winchester ? Allez, en plus le station est en travaux, personne ne vérifiera que nos ticket de sont pas les bons.

Perdu, il y  a deux dames en bleu qui vérifie scrupuleusement tous les billets devant les portes en travaux. On a l'air con. En bon banlieusard, nous tentons de faire demi-tour et nous sommes clairement grillé par un autre employé. Heureusement il n'a pas l'air de s'occuper de ça mais le train repart sans nous. "On va attendre qu'elles partent". Reperdu, plusieurs trains arrivent et elles restent pour vérifier les tickets. On fait les innocents sur notre banc.
Enfin, un repit dans l'arrivée des trains donne l'occasion aux controlleuses d'aller boire un thé et nous sortons enfin de la gare, tous contents de notre fraude. On est des bad personnes.

Winchester est surperbe, avec son église dont la nef est la plus grande d'Europe (ils ont abatu un mur pour gagner 10 mètres mais il ne faut pas le dire. Nous passons également devant l'ancien palais de justice où le Roi Arthur rendait la justice et se réunissait autour de la table ronde (toujours dans le palais en question). ON a aucun mal a imaginer la justice et les pendaisons sur le parvis.

Sur la face avant de l'égilse, on peut voir des droles d'immenses vitraux. Pendant la révolution anglaise (!!??), la populasse mécontente aurait caillassée les vitraux. Plus tard, les morceaux auraient été rammasé et tenté d'être remis en place. Bien sur c'était impossible donc ils ont décidé de faire un truc abstrait. La solution de facilité comme toujours.

Bon c'est pas le tout mais on a ples pieds plats, nous reprenons le chemin de la gare. Les dames sont de retour. Nous attendons sagement  à l'exterieur un répit entre les trains, en échangeant une quantité infinie de potins. Le repit arrive enfin et nous nous glissons dans le train, direction Basingstoke.

Basingstoke la ville dortoire et son centre commercial. Nous visitons tout de même le seul point touristique de la ville mais tous les magasins sont fermés. Il est temps de choisir un petit resto pour diner. Pas de pizza précise Seb. ON avise un resto à l'air bien sympathique. La serveuse fait  un clin d'oeil à Seb et le resto est choisi : Le Gourmet Burger Kitchen. La serveuse est charmante, elle nous conseille le burger au bleu cheese. Elle nous précise que généralement, les clients prennent une portion de frites pour deux. C'est parti.

Les frites arrivent d'abord, c'est un mini ramequin de quize frites maximum. Eh beh, les gens ne doivent pas manger grand chose ici. Puis arrivent les burger. Vingt centimètres au bas mot. Nous regardonsles gens autour, apparement ça se mange étage par étage, avec une fourchette et un couteau. Nous atrpons donc les burgers a pleines mains, écrasons un peu pour l'enfourner directement dans nos bouches. C'est merveilleux : la sauce au bleu, le steak au grill, la tomate et la végétation. Une foultitude de goûts renversants. On s'en met partout, c'est encore meilleur. On n'ose pas regarder nos voisins de table mais il faut bien avouer que notre technique est bien plus efficace, ils sont jaloux.

Pour faire cours pour le reste de la soirée, on a acheté une bouteille de cidre à 7,5° dégueu et on l'a bu en regardant Mean Girl, un navet pour lycéennes complexées. A  la fin la pompom girl méchante est ridiculisée et sans amie alors que la bouseuse est reine de promo et embrasse le Quaterback du lycée. Après, dodo.

Le dimanche, on a retrouvé Rambaux à Oxford qu'on a visité sous la pluie. J'ai mangé un panini au plomb. On a vu les collège et les parcs autour. On s'est même perdu.

A 19h30, j'ai repris le train pour Birmingham. Quand j'ai enlevé mes chaussures, j'ai découvert des ampoules dignes du Guiness Book et je me suis couchée.

Par Barbibeee - Publié dans : Journal d'une civilisée chez les anglo-saxons
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 15 juillet 2009
Oui, vous avez bien lu, même si vous vous en fichez, aujourd'hui (mercredi 15 juillet 2009, pour la postérité), Barbara Garnier née Garnier (vu qu'elle n'est pas encore mariée), a failli mourir 4 fois :
- d'épuisement
- de panique
- de froid
- écrasée par une voiture.

Mais commençons par le commencement : il était une fois dans un pays fort fort lointain ( de l'autre coté de la Manche, c'est pas rien), une très belle et douce jeune fille (c'est moi) qui faisait un stage à l'Université de Birmingham.

Bref, tout ça tout ça.

Hier, vers midi, Allan, mon tuteur pour mon projet sur l'hydrogène, m'annonce avec une légèreté naturelle que le lendemain à 11h (aujourd'hui donc), il y a une réunion avec des représentants de l'industrie britannique. Il y aura tout notre groupe de chercheur et il me revient de faire une présentation de l'avancement de nos recherches.
[reboot du cerveau]
"Could you repeat please ?" tente-je.
" Une présentation de l'avancement de nos recherches"
"En anglais ? " retente-je
" Bah c'est mieux oui"

Voila, il est midi et je dois préparer un beau powerpoint (pas dur) qui présentera à des gens que je ne connais pas, un sujet que je ne connais pas non plus, dans une langue presque inconnue. Après avoir extirpé quelques informations sur ce qu'ils attendaient de moi, je me mets au travail et prépare la présentation de nos différentes expériences, dans l'ordre chronologique.

17h : J'ai presque fini mon ppt, je rajoute des images mais les photos des résultats sont sur mon pc à la maison. Allan trépigne d'impatience, 17h c'est tard quand même. Je lui remets mon beau ppt et il me promet de regarder ça ce soir et de me renvoyer la version "corrigée" le plus tot possible (ASAP pour les anglophones). On se donne rendez-vous à 9h *sic* le lendemain pour travailler ça.

Toute la soirée, les hippies me harcèlent pour que je leur fasse une "mock presentation". Je refuse avec vigueur, une fois demain, ça sera déjà une fois de trop.

23h30 : toujours pas de ppt corrigé dans ma boite aux lettres, "ça va, je suis sauvée, il va tellement le modifier qu'il sera obligé de faire la présentation à ma place."

Aujourd'hui :

8h : J'ai failli bien dormir. Mon coloc chinois apprécie immodérément les longues douches après minuit, et en profite pour se racler bruyamment la gorge.

8h50 : sur mon petit vélo, presque arrivée à l'Université, après la grande côte de la mort qui tue, je réalise que ma présentation et mes photos sont sur la clé USB, restée sur mon bureau...juste à coté de mes clés de maison...

9h : présente à mon poste, Allan n'est pas là, peut-être que ma présentation m'attend dans ma boite mail? Visiblement pas. J'hésite à retourner à la maison, taper à la porte jusqu'à ce que mon coloc ouvre et rapporter mes clés (USB et de maison). J'en mourrai assurément d'épuisement. Je rappelle qu'il y a une côte de la mort qui tue à monter dans les deux sens.

Heureusement, j'ai précautionneusement copié ma présentation sur le PC local avant de partir hier, on ne sait jamais si la clé USB ne va pas vous lâcher (à moins que ce ne soit vous qui la lâchiez). Bon mais ça ne me rend pas mes photos.

* Première mort évitée *

9h10 : arrivée d' Allan je tourne en rond. "Je m'en occupe dans 5 minutes" -_- il n'a même pas commencé à modifier mon powerpoint. Je lui dit pour les photos mais il dit que ce n'est pas grave.

10h30 : Allan vient de me donner ma présentation corrigée. Déjà ? il reste encore une demi-heure avant la réunion ! Mon powerpoint est passé de 15 à 7 slides : on ne va pas parler des expériences qui n'ont pas marchée. La panique monte.

Visiblement, j'irradie tellement l'angoisse que tout le monde vient me réconforter et me raconter que ce n'est rien, on sera entre amis. Il suffit d'oublier les 15 autres personnes qui me fixeront. Allan est tellement désolé pour mon angoisse qu'il me propose même de faire les 3/4 de la présentation. Mon coté masochiste me fait refuser cette merveilleuse proposition. Que je sois maudite.

Pendant les dernières minutes, mes intestins font des trucs bizarres dans mon ventre.

11h15 : Allan doit partir tôt de la réunion alors ils décident de tout chambouler pour me permettre de parler le plus tôt possible. Adorable. Et voila Rex qui me présente à l'assemblée comme une étudiante française, à Birmingham pour 3 mois et en charge des expériences sur la décrépitation, et qui fait la première présentation de sa vie. Est-ce bien de moi qu'on parle ?
Tout le monde me regarde avec grand intérêt, mêlé d'admiration et de respect. On me tend la zapette pour la présentation et c'est à moi de parler.

11h25 : J'ai fini ma présentation, je suis toujours en vie. Pendant que je parlais, je pouvais voir mon public m'écouter en fronçant les sourcils : ils n'ont rien compris. Néanmoins je suis gratifiée d'un "thank you, it was very interesting" (cf mon guide de l'anglais).
 
* Deuxième mort évitée *

Maintenant que mon tour est passé, je peux m'enfoncer dans mon siège et ne rien comprendre à ce qui se passe autour de moi. Pendant que je parlais, l'air autour de moi a dû monter dans les 50°C, je refroidis peu à peu. Bizarrement, arrivé à 37°C ça continue à se refroidir. En moins de 10 minutes je suis frigorifiée. Un courant d'air glacé passe régulièrement me balayer les pieds.
Le problème c'est que, quand j'ai froid, je m'endors. Ca ne rate jamais. Mais ça ne ferait pas très pro si la Responsable des Expériences sur l'Hydrogène s'endormait dès que sa présentation est finie. Je lutte pour rester éveillée lors des deux présentations suivante, auxquelles je ne comprends toujours rien.

12h30 : enfin ! L'heure du déjeuner est décrétée ! Enfin, l'heure faut le dire vite, ils nous ont donné une demi-heure. Je prétexte que les sandwichs du buffet ont une sale gueule pour m'échapper de la réunion, à deux doigts d'une hypothermie létale.

* Troisième mort évitée *

Le reste de l'après-midi n'a aucun intérêt si ce n'est qu'internet a soudainement disparu de mon pc et catégoriquement refusé de revenir. Une fois sorti de leur réunion, les autres m'ont apporté des sucreries et des biscuits pour me remettre de mes émotions.

17h00 : Comme nous n'avons pas les clés, nous attendons que Sabina sorte du travail pour rentrer. Enfin elle nous appelle, Miha accourt. Gentil toutou.
Après la montée de la mort qui tue, il y a la descente de la mort qui tue. Et au milieu de la descente nous devons tourner à 90° pour entrer dans notre rue. Je prends donc le virage et me retrouve nez à nez avec une voiture. Je freine des quatre fers et ne comprends pas ce qui se passe : j'ai beau aller vite, je suis restée de mon coté de la route même pendant le virage. Et oui mais c'était sans compter sur les anglais qui roulent au milieu de la chaussée. J'évite de justesse la voiture sous les yeux écarquillés de Sabina qui me voit déjà aplatie. La voiture passe à 50cm de moi et n'a même pas freiné. Enculé de rosbeef.

*Quatrième mort évitée*

Voila comment j'ai frôlé quatre fois la mort aujourd'hui. Birmingham est une ville dangereuse.
Par contre je n'ai fait aucun effort ce soir pour éviter la mort par cholestérol : pizza, fromage, saucisson, pain à l'ail et au beurre et enfin fraises accompagnées de glace au chocolat.
Par Barbibeee - Publié dans : Journal d'une civilisée chez les anglo-saxons
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009
Le "cheers" ( prononcer Tchiiirz ), est une specialite anglaise, s'il est encore besoin de preciser que tout ce qu'il y a dans ce pays est special.

C'est le genre de chose que l'on ne voit pas dans les films (car americain et non rosbeef) et que l'on apprend pas a l'ecole.

D'apres mes observations, le cheers est a peu pres autant utilise que "fuck" et "hell", c'est dire ! Il correspond a une sorte de merci familier ou exprimer sa joie mais sans entrer dans les details. De toute facon, avec un langage aussi basique, ils ne peuvent pas entrer dans les details. Je n'ai meme pas l'impression qu'ils aient de subjonctif plus-que-parfait.

D'ou l'interrogation qui nous vient immediatement a l'esprit : comment font-ils des blagues telles que "l'eusses-tu cru?" ou "encore eut-il fallu que je le susse" ou "qu'ils crussent assez", bidonnant. C'est tristement simple, ils ne peuvent pas. Ils ont donc invente une nouvelle sorte d'humour a base de pipi-caca et gags visuels populaires.

Assez de disgretion, voici les diverses utilisations du "cheers":

_ Quand on trinque -> equivalent de sante (France) ou nazdrovie (slovenie) ou tchintchin (Chine) ou rien (musulmanie).
_ Quand le vendeur rend la monnaie -> Merci d'avoir paye des fruits aussi cher en se faisant arnaquer sur le taux de change.
_ Quand quelqu'un vous a tenu la porte ou reenu l'ascenseur -> sympa mec
_ Quand vous apportez la tournee -> ooouuaah t'assures !

Je ne sais toujours pas ce que je suis censee repondre a un cheers, et ce, quelque soit la situation. Il ne faut pas non plus oublier que certains sont fourbes et il n'y aura que du dedain pour vos ancetres qui ont coupe les doigts des leurs, derriere le cheers souriant.

Par Barbibeee - Publié dans : Observations aléatoires
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus