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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 16:11
Samedi 2 mai : date du départ vers Birmingham

L'avion est prévu pour 9h40 à CDG, donc lever à 6h00, pour des vacances, ça commence bien.
Petit déj, etc, départ pour l'aéroport, pas trop de monde, on arrive vers 7h15.
Je prend la Flybe (compagnie ultra lowcost) donc c'est le terminal 1.
Plein d'enthousiasme et d'excitation, PO et moi (oui PO va bosser à 40 bornes de Birmingham donc on a pris l'avion ensemble), bref, plein d'excitation, nous nous présentons à l'enregistrement.
Après un regard moqueur à ma carte d'identité ancien modèle, la nana du guichet me sourit en disant : Vous avez payé pour combien de bagages ?
Nous, interloqués, what? payé pour des bagages ? Bah on a acheté un billet d'avion, normal quoi !
A bah non, le bagage en soute c'est en supplément, allez au guichet tout la bas pour payer le supplément.
Bon, c'est 18€ le bagage mais on a pas le choix, heureusement que j'ai réussi à faire rentrer toutes mes chaussures dans un seul sac.
Petit réconfort, les gens derrières nous devaient payer un supplément pour 11 kg d'excédent de bagage. Ça leur a couté plus de 200€... pour un billet à 30€.

Une fois enregistré, on passe une première porte où je laisse mon papa poule derrière, collé aux vitres, et nous faisant de grands gestes si exubérants que la sécurité a dû croire à une alerte à la bombe...merveilleux.
On fait les boutiques, tout ça, et 50 minutes avant le départ, on passe la sécurité. Etape pittoresque où il faut à la fois : tendre sa carte d'embarquement au gorille, sortir son PC de sa housse (elle même dans un sac plein à craquer), tenir son jean parce que la ceinture est dans un petit panier et avancer sous le portillon. Ensuite faut tout remettre, toujours avec le jean aux genoux.
Là, nous attendons sagement l'annonce de la porte d'embarquement.
Au bout de 30 minutes, tous les autres avions sont indiqués mais pas le notre. Il est déjà en retard et le panneau continue à clignoté fièrement "on time, à l'heure".
Finalement, avec 30 minutes de retard, l'avion est retrouvé à un bout du parking, on nous y emmène en bus.
Nous découvrons notre "avion" qui est un coucou bombardier avec une hélice de chaque coté et une porte en forme d'escalier.

Malgré tout le retard, la tour de controle nous trouve une petite place sur la piste de décollage. Et là, les hélices se mettent à faire un boucan monstrueux et l'avion se met à trembler du nez à la queue.
Un morceau de carlingue tombe, on le rescotche et c'est parti mon kiki, l'avion décolle! J'ai quand même surveillé l'hotesse (très jolie) pendant le décollage pour voir si tout ça était normal.

Bref une fois en vol, après les éternels mimes de sécurité, je m'endors, bercé par le doux ronronnement à 190dB des moteurs. Ce c** de pilote nous gueule alors dans les oreilles  pour nous dire de regarder Londres par le hublot (enfin c'est ce que j'ai compris...) et ajoute qu'on va bientot atterir à Birmingham. En fait il me restait largement 20 minutes pour dormir mais une fois réveillée je n'ai pas pu me rendormir.

Atterrissage tranquille, ils doivent quand même être allé récupérer les bout de pneus restés sur la piste.

Aéroport de Birmingham, quelconque mais moderne, on change nos euros à un prix exorbitant. On trouve la gare, on achète des tickets grâce à notre haut level d'anglais et on se sépare pour commencer l'aventure !!

Arrivée en centre ville, je dois changer de train et je n'y comprend rien mais je réussi à demander mon chemin. Leurs trains ressemblent à nos TER en vert et jaune. Une fois à la bonne station, je sors mon plan où mappy me dit qu'il me reste 1,2 miles à parcourir. Ca me fait une belle jambe. Je pars directement dans la bonne direction (mon côté masculin surement) et, 0,8 miles plus loin, une des roulettes de mon ENORME valise cède. Je n'ai plus qu'à trainer ma valise dans une montée, entourée par des rosbif qui conduisent en sens inverse. J'arrive dans la bonne rue et je constate que je suis au numéro 1 et que je dois encore aller jusqu'au 57 !
Mais là bonne surprise, les anglais passent directement du 17 au 55 donc ça a été rapide. De toute façon, vue la taille de la rue, je ne voyais pas où ils arrivaient à caser 57 numéros. Mais ne crachons pas sur ces gens.

Arrivée au 57, je fais face à une maison que je pense convenir à une famille de 4 personnes. En fait, elle est coupée en 2 et c'est pour 2 familles d'autant de gens que dieu l'accorde.
Je rencontre un de mes colloc, un doctorant malais, d'origine sino-singapourienne mais qui a fait ses études à Taiwan et en UK. Très simpa, on a le meme niveau d'anglais donc on parle en signaux de fumée.
Ariba couroucou popof etc. (référence goscinyenne).

Il me montre une chambre mesurant 2/3 de la salle de bain des appart de la MDE et me dit que ce placard est ma chambre. Je m'en doutait, il n'y a pas de fenetre à un placard d'habitude.
Il y a la place pour un lit, une armoire et un demi bureau et un cintre.cool.

Epuisée mais pleine de bonne volonté, j'accèpte de repartir illico visiter les environs. En fait les environs sont à 2 km en montée. Le campus de l'université est hallucinant. On dirait une cathédrale en brique, avec une tour d'horloge de 150m de haut en plein milieu. Moi je dis, pour construire une tour pareille, l'architecte devait avoir qqch à compenser...
Après un tour au pas de course du gigantesque campus, le malais (Choon) me montre un super marché Aldi. J'ai tenté d'y faire quelques courses mais je n'ai pas compris grand chose à ce qui avait été posé sur les étagères. Des tas de pots et boites de conserves. Je cherche une baguette, du beurre, des tomates, du jambon et un bout de fromage, peine perdue. Je paye plus de 8£ pour quelques babioles pour le matin. Au Aldi, il n'y a pas de place après le caissier pour que les achats attendent d'etre mis dans le cadis. Il faut vite mettre le cadis et les trucs tombent dedans.

Bref j'empaquette et je prend le chemin du retour. J'arrive épuisée, je range mes affaires sur mon étagère et je m'offre un verre de lait réconfortant. Là je réalise que je n'ai toujours pas d'adaptateur pour mon PC et pas de mot de passe pour le wifi. Malgré mes pieds plats, je ressors et je tombe miraculeusement sur un grossiste et détaillant indien de matériel électrique. j'essaye de lui expliquer que je veux un adaptor pour aller d'un pc français à une prise anglaise mais, sans savoir dire "prise", c'est du sport. Mais c'est un succès, j'ai mon adaptateur pour 2£! Il me manque toujours internet mais au moins je peux regarder mes films.

UNe fois branché, mon pc trouve une quinzaine de wifi, tous protégés. Mais ils sont protégés par une clé WEP. Là, super intelligente, je pars à la recherche de la biduleBox de la maison. Je la trouve dans la cuisine et avec la précieuse clé WEP marquée sous la biduleBox, j'accède à Internet!

J'ai passé le reste de la soirée à discuter avec Choon, regarder des séries et attendre mon amoureux sur skype. J'ai aussi mangé une insipide portion de lasagnes surgelée. Même ça ils ne savent pas faire.

Par Barbibeee - Publié dans : Journal d'une civilisée chez les anglo-saxons
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